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	<title>h&#039; Artpon</title>
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	<description>Un webzine accrocheur : pont suspendu entr’ Art et Histoire</description>
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		<title>Breyten Breytenbach</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Dec 2007 06:10:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>caroline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature, écrit]]></category>
		<category><![CDATA[OEUVRES]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Webzine n°2]]></category>
		<category><![CDATA[Zoom]]></category>

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		<description><![CDATA[Poète, écrivain, dramaturge et peintre, Breyten Breytenbach est l'un des plus grands poètes contemporains de langue afrikaans. Retour sur un parcours chargé d'embuches et d'engagement.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/12/breyten-breytenbach-mondmusiek.jpg" title="Textes de Breytenbach mis en musique" alt="Album Breyten Breytenbach" align="left" hspace="5" width="170" />Poète, écrivain, dramaturge et peintre, né en 1939, Breyten Breytenbach est sud-africain d&#8217;origine ; il deviendra par nécessité citoyen français dans les années 1960. L&#8217;expression par l&#8217;art et par l&#8217;écriture sera le principal témoignage de l&#8217;instabilité identitaire de cet homme aux multiples talents.</p>
<p>Du fait même de l&#8217;impossibilité de se définir en une identité unique, Breyten Breytenbach offre l&#8217;image la plus flagrante et la plus exposée de l&#8217;homme-artiste en quête de lui-même et d&#8217;une mémoire originelle, qu&#8217;une destinée maligne lui aurait dérobée. Considéré aujourd&#8217;hui dans le monde littéraire avec le respect que l&#8217;on accorde à ceux qui ont déjà fait leurs preuves, il est une référence incontournable pour les<br />
écrivains sud-africains des trois dernières décennies, et l&#8217;un des plus grands poètes contemporains de langue afrikaans. Retour sur un parcours chargé d&#8217;embuches et d&#8217;engagement.</p>
<p>A l&#8217;origine enfant d&#8217;Afrique du Sud et Afrikaner blanc, Breyten Breytenbach s&#8217;inscrit très tôt dans une lutte contre des racines qui l&#8217;encombrent. Né dans la province du Cap, il comprend en effet l&#8217;horreur, dès son adolescence, du racisme fait loi sur la terre qui le porte. Cette révélation devient dès lors pour ce très jeune garçon la source d&#8217;une impossibilité de vivre en son pays, que seule la liberté apportée par l&#8217;exil lui permettra de dépasser ; un exil qu&#8217;il voit, alors, comme une simple étape transitoire, provisoire.</p>
<p>Mais très vite, telle une fatalité se resserrant sur son être, il rencontre &laquo;&nbsp;l&#8217;amour interdit&nbsp;&raquo;, et s&#8217;aventure dans un mariage mixte qui le privera pour longtemps d&#8217;un retour espéré au pays de l&#8217;enfance.</p>
<p>En France depuis le début des années 1960, Breytenbach mène néanmoins le combat qui le tiraille. Il porte très loin sa croyance dans un monde différent et juste, fondant et dirigeant l&#8217;important mouvement de contestation anti-apartheid &laquo;&nbsp;Okhela&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Une mission clandestine en Afrique du Sud au milieu des années 1970 le ramènera néanmoins dans son pays&#8230; Ironie du sort : arrêté et jeté au cœur de l&#8217;hostilité froide d&#8217;une prison gouvernementale, il est détenu pendant plus de 7 ans.</p>
<p>Soumis au même traitement que les militants noirs de l&#8217;époque, séparé des siens et de sa liberté, c&#8217;est dans sa geôle qu&#8217;il écrit ses oeuvres les plus poignantes, quasi-documentaires parfois (<em>Confessions</em>), empreintes de rêve et de surréalisme la plupart du temps.</p>
<p><em>The True Confessions of an Albino Terrorist</em>, <em>Mouroir</em> et <em>A season in paradise</em>, restent ses oeuvres les plus connues se référant à cette période de sa vie. C&#8217;est à ce moment également que commencent à se mêler dans son écriture les langues de son identité éclatée &#8211; l&#8217;anglais et le français pour l&#8217;activité romanesque, l&#8217;afrikaans pour la création poétique.</p>
<p>Parmi les autres récurrences de la plume de ce témoin des Temps, on trouve l&#8217;Amour, dans des lettres adressées à ses parents et à sa femme ; la Culpabilité et l&#8217;Humanité, au sein d&#8217;hommages en direction de condamnés à mort, voisins de cellule ; le Souvenir et la Mélancolie, par l&#8217;évocation du pays de sa naissance et de ses vingt premières années (faune, flore, paysages, océans).</p>
<p>Dans le cadre d&#8217;une réflexion intense et obsessionnelle sur l&#8217;existence et le pourquoi de la vie, Breyten Breytenbach nous lèguera également des <em>conversations</em>, imaginaires avec d’autres poètes-dissidents, ou bien réelles, avec lui-même.</p>
<p>Points névralgiques de son écriture, une liberté sans borne de l&#8217;imagination, et une créativité linguistique incroyable. Car, dira-t-il lui même, &laquo;&nbsp;<em>Le mot est un détroit, une bande de terre entre deux océans sombres&#8230; Le mot est aussi un enfermement, mais c’est le seul espace que je connaisse, le seul interstice de liberté</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/12/breyten.JPG" Title="Autoportrait" alt="Autoportrait" align="right" hspace="5" vspace="5" width="180" />Ainsi, par la poésie et par le récit, Breyten Breytenbach nous offre à voir une identité troublée qu&#8217;il cherche sans cesse à redéfinir. Par la littérature et l&#8217;usage de mots profonds et justes, ce conteur nous raconte son histoire, elle-même inscrite dans l&#8217;Histoire du monde.</p>
<p><u><strong>Quelques oeuvres</strong></u><strong>&#8230;</strong> (<em>ordre chronologique</em>)</p>
<ul>
<li><em>Feu froid</em> (<em>Het Huis van de dove</em>, 1976), poèmes traduit de l’afrikaans par Georges-Marie Lory, Bourgois, 1976.</li>
</ul>
<ul>
<li><em>Une saison au paradis</em> (<em>‘n Seisoen in die Paradis</em>, 1977-1980 / <em>A Season in Paradise</em>, 1981), journal traduit de l&#8217;anglais par Jean Guiloineau, Le Seuil, 1986.</li>
</ul>
<ul>
<li><em>Métamortphase : poèmes de prison</em>, 1975-82.</li>
</ul>
<ul>
<li><em>Mouroir : notes-miroir pour un roman</em> (<em>Bes Pieëlende notas van’n roman</em>, 1983 / <em>Mouroir : Mirror-notes of a Novel</em>, 1984), traduit de l&#8217;anglais par Jean Guiloineau, Stock, 1983.</li>
</ul>
<ul>
<li><em>Confession véridique d’un terroriste albinos</em> (<em>The True Confessions of an Albino Terrorist</em>, 1983), récit autobiographique traduit de l&#8217;anglais par Jean Guiloineau, 1984.</li>
</ul>
<ul>
<li><em>Feuilles de route : essais, lettres, interviews, articles de foi, notes de travail</em> (<em>Ends Papers : Essays, Letters, Articles of Faith, Worbook Notes</em>, 1985), traduit de l&#8217;anglais par Jean Guiloineau, Le Seuil, 1986.</li>
</ul>
<ul>
<li><em>Autoportrait-veille de mort</em>, traduit de l’afrikaans par Georges-Marie Lory et l’auteur, Grasset, 1987.</li>
</ul>
<ul>
<li><em>Mémoire de poussière et de neige</em> (<em>Memory of Snow and Dust</em>, 1989), roman traduit de l&#8217;anglais par Jean Guiloineau, Grasset, 1989.</li>
</ul>
<ul>
<li><em>Tout un cheval : fictions et images</em> (<em>Alles één paard</em> / <em>All One Horse</em>, 1989), 27 poèmes en prose traduits par Jean Guiloineau et 27 aquarelles, Grasset, 1990.</li>
</ul>
<ul>
<li> <em>Retour au Paradis : journal africain</em> (<em>Return to Paradise</em>, 1993), traduit de l&#8217;anglais par Jean Guiloineau, Grasset, 1993.</li>
</ul>
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		<title>Kippie Moeketsi</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Nov 2007 20:53:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>caroline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts du spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[OEUVRES]]></category>
		<category><![CDATA[Webzine n°2]]></category>
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		<description><![CDATA[Kippie Moeketsi n'est pas un simple individu porteur d'aptitudes et de qualités musicales. Musicien et accordeur de l'âme, c'est le chant de son cœur que transmet son saxophone...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/kippie3.jpg" title="Kippie Moeketsi" alt="Kippie Moeketsi 1" align="left" hspace="5" vspace="5" />Kippie &laquo;&nbsp;Morolong&nbsp;&raquo; Moeketsi (1925-1983) n&#8217;est pas un simple individu porteur d&#8217;aptitudes et de qualités musicales&#8230; Kippie Moeketsi est un homme dépassé par ses passions intérieures, un musicien qui exprime dans son art, sans doute, davantage de son âme que de ses savoirs-faire.</p>
<p>Kippie Moeketsi est un tout, homme et artiste à la fois, victime d&#8217;une autodestruction vitale et dramatique, mais incroyablement créatrice. La fin de son existence ne pouvait ainsi qu&#8217;exprimer la détresse insondable d&#8217;un personnage impossible à cerner&#8230; Faillite d&#8217;une vie. Faillite de sentiments complexes et douloureux&#8230;</p>
<p>Saxophoniste légendaire de l&#8217;Afrique du Sud violée par l&#8217;apartheid, enfant des ghettos poussiéreux de Johannesbourg et d&#8217;une famille vouée à l&#8217;amour de la musique, Kippie Moeketsi choisit très tôt la pente dangereuse pour donner sens à sa vie. Petit truand à ses premières heures, il se consacra rapidement à la musique et devint le partenaire incontournable de nombreux autres artistes.</p>
<p><a href="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/kippie2.jpg" title="Kippie et les Jazz Epistles" rel="lightbox[179]"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/kippie2.jpg" alt="Kippie et les Jazz Epistles" align="right" hspace="5" vspace="5" width="220" /></a>Le marabi fut la source à laquelle il puisa sans cesse son inspiration ; le jazz américain, les eaux inattendues qui lui permirent de mettre à jour un style inimitable, <em>son</em> style. Largement reconnu pour ses talents dans la sphère très privée des jazzmen sud-africains, il collabora avec de nombreuses formations : Band in Blue, son premier groupe, qui se produira uniquement dans les shebeens des townships ; puis des ensembles de grands renoms, comme the Shantytown Sextet, the Harlem Swingsters, et les très fameux Jazz Epistles, qui le rendirent célèbres aux côtés de Dollar Brand, Jonas Gwangwa et Hugh Masekela.</p>
<p>L&#8217;éclat international de sa carrière fut sans conteste sa participation à la bande son du film &laquo;&nbsp;King Kong&nbsp;&raquo;, pour lequel il se rendit à Londres. Résolu cependant à ne pas tomber dans la dérive de l&#8217;exil, comme bon nombre de ses partenaires de scène, il passa la majeure partie de sa vie et de sa carrière en Afrique du Sud, opprimé par les lois restrictives de la ségrégation (il ne put notamment se produire sur scène durant les quatre années qui suivirent le massacre de Sharpeville en 1960).</p>
<p>Mais le parcours impressionnant de Kippie Moekestsi ne suffit pas à nous faire oublier la personnalité trouble du personnage&#8230; Toujours perturbé, souvent incompris par son public comme par ses pairs, il fera de l&#8217;alcool, tout au long de sa vie, sa plus fidèle compagne.</p>
<p>Marque indélébile de sa carrière, l&#8217;improvisation fut sa force et son principal moyen de transmission, le son de ses douleurs insondables et de ses blessures les plus intimes&#8230; Personnage d&#8217;états d&#8217;âmes et d&#8217;insatisfaction perpétuelle, il luttera toute sa vie contre ses &laquo;&nbsp;démons&nbsp;&raquo;, sans jamais parvenir à les exhumer.</p>
<p><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/kippie.jpg" alt="Kippie Moeketsi" align="left" hspace="5" vspace="5" width="160" />Malgré tout, l&#8217;influence de Kippie Moeketsi sur le jazz sud-africain reste exemplaire, et s&#8217;étale sur plus de trois décennies. Cet homme, hors norme et hors limite, aura sans aucun doute su transmettre la force de ses émotions, et en nourrir les musiciens les plus célèbres des années 1950, 60 et 70, jusqu&#8217;à sa mort, dans les années 1980.</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Le solo de Kippie dans &laquo;&nbsp;Memories of You&nbsp;&raquo;, tiré de l&#8217;album qu&#8217;il réalisa en 1973 avec Dollar Brand, demeure un cri du cœur à vous arracher les tripes, s&#8217;élevant contre ce que l&#8217;Afrique du Sud a fait à ses artistes noirs</em>&nbsp;&raquo; (David C. Coplan).</p>
<p>Où la gloire d&#8217;un artiste qui crie son indignation au son envoûtant de son saxophone&#8230; Le chant de la culpabilité, issu d&#8217;un être nourri de liberté, dans un pays torturé qui le torture en retour&#8230;</p>
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		<title>Juluka &#124; Johnny Clegg et Sipho Mchunu</title>
		<link>http://www.hartpon.info/ht/?p=174</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Nov 2007 15:22:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>caroline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[OEUVRES]]></category>
		<category><![CDATA[Webzine n°2]]></category>
		<category><![CDATA[Zoom]]></category>

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		<description><![CDATA[Juluka est le premier groupe dans lequel Johnny Clegg exprima sa créativité musicale surprenante. Résultat : un métissage culturelle décapant, entre rock américain et musique zouloue.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/johnny-clegg.jpg" alt="Johnny Clegg Portrait" align="left" hspace="5" vspace="5" width="160" />Son nom ne vous est certainement pas étranger : Johnny Clegg est l&#8217;une des figures de la scène musicale internationale les plus admirées et réputées depuis plus de 30 ans.</p>
<p>Sa sensibilité d&#8217;enfant blanc exposé à la culture et à la ségrégation sud-africaine fera de lui un individu unique, un véritable métissage, culturel et intellectuel, fait homme.</p>
<p>Il faut dire que son histoire est surprenante, depuis sa naissance près de Manchester au Royaume-Uni, le retour, avec sa mère divorcée, dans la ferme familiale d&#8217;Afrique du Sud, et son expérience de la liberté et de la multiculturalité en Zambie, où il sera scolarisé dans une école mixte au cours de deux années. Le remariage de sa mère, chanteuse, avec le journaliste sud-africain Dan Pienaar sera également un évènement majeur pour le développement de la personnalité du jeune Johnatan Clegg. Cet homme, écrivain et poète afrikaner en lutte avec ses origines, lui transmettra en effet sa passion pour l&#8217;Afrique et ses habitants, et lui apprendra à regarder en face la misère des townships de Johannesbourg.</p>
<p>Cependant, deux autres rencontres furent tout autant déterminantes dans la vie et la carrière de Johnny Clegg (difficile de différencier les deux tant le personnage est entier) : Mntonganazo Mzila, puis Sipho Mchunu.</p>
<p><a href="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/universal-men-johnny-clegg.jpg" title="Universal Men | Juluka (1979)" rel="lightbox"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/universal-men-johnny-clegg.jpg" alt="Universal Men Johnny Clegg" align="right" hspace="5" vspace="5" width="220" /></a>Le premier est un musicien de rue d&#8217;origine Zoulou, que Clegg rencontra par hasard dans la rue autour de ses 15 ans. Mzila fut son premier professeur de musique, et lui permit de le suivre dans les &laquo;&nbsp;Hostels&nbsp;&raquo; les plus reculés de Johannesbourg (les centres de travailleurs migrants). C&#8217;est là que le jeune homme put approcher puis apprivoiser la culture Zoulou, qui deviendra un part importante de son identité.</p>
<p>Le second est celui par qui tout devint possible. Sipho Mchunu était un jardinier travaillant dans le quartier bourgeois blanc où Clegg habitait avec sa famille ; mais il était surtout un guitariste zoulou de grand talent. Le hasard mit ces deux individus sur le même chemin, et une amitié immense naquit entre-eux, portée par leur passion commune de la musique et du partage. Mchunu permit à Johnny de parfaire ses techniques de guitare, de danse, de langue et de combat au bâton zoulou ; Clegg permit à Sipho de connaitre la musique celte et le rock américain.</p>
<p><a href="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/african-litany-johnny-clegg.jpg" title="African Litany | Juluka (1981)" rel="lightbox"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/african-litany-johnny-clegg.jpg" alt="African Litany Johnny Clegg" align="left" hspace="5" vspace="5" width="220" /></a>Ensemble, il sortirent un premier album prometteur, &laquo;&nbsp;Woza Friday&nbsp;&raquo; (arrive vendredi), et inventèrent un nouveau style musical prêt à révolutionner la scène artistique sud-africaine. Mêlant musique et danse campagnarde zouloues, mbaqanga et folk music occidentale pour guitare, ils bousculèrent les normes et donnèrent une identité musicale unique à leur groupe, Juluka, formé en 1979. Le duo inattendu et impensable qu&#8217;ils composaient alors, un Blanc et un Noir, suffisait à lui seul à faire trembler alors les esprits libertaires comme les plus puritains&#8230; Un changement se profilait à l&#8217;horizon.</p>
<p>Après la censure de leur premier album &laquo;&nbsp;Universal Men&nbsp;&raquo; du fait de l&#8217;apartheid, et malgré une vraie reconnaissance accordée par la critique, ils proposèrent &laquo;&nbsp;African Litany&nbsp;&raquo; et obtinrent leur premier hit avec &laquo;&nbsp;Impi&nbsp;&raquo;. Le succès national était alors assuré, et c&#8217;est avec leur quatrième album, &laquo;&nbsp;Scatterlings&nbsp;&raquo;, qu&#8217;ils s&#8217;imposèrent définitivement sur la scène internationale.</p>
<p><a href="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/johnny-clegg-et-juluka.gif" title="Scartterlings | Juluka" rel="lightbox"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/johnny-clegg-et-juluka.gif" alt="Johnny Clegg et Juluka" align="right" hspace="5" vspace="5" width="220" /></a>Juluka connut un succès continu jusqu&#8217;au départ de Mchunu en 1985, qui entraina la dissolution du groupe.</p>
<p>Suite à cette séparation forcée (Mchunu partait aider sa communauté dans les quartiers pauvres), Johnny Clegg forma un second groupe, Savuka, dont nous reparlerons ; cependant, Clegg et Mchunu décideront dans les années 1990 de se retrouver le temps d&#8217;une tournée et d&#8217;un nouvel album.</p>
<p>Nous retiendrons le groupe Juluka comme l&#8217;un des principaux vecteurs de la pensée contestataire anti-apartheid des années 1970-80. Les paroles des chansons de leurs albums restent dans les mémoires comme de véritables hymnes à une Afrique du Sud malmenée ; comme d&#8217;inimaginables messages de paix et d&#8217;espoir lancés dans les airs, capables de toucher les cœurs et de frapper les consciences&#8230;</p>
<p><u>                             </u></p>
<p><u>                             </u></p>
<p><u>                             </u></p>
<p><u>Paroles de chansons (traduction française)</u> :</p>
<ul>
<li>
<p align="justify">Extraits de l&#8217;album &laquo;&nbsp;African Litany&nbsp;&raquo; | 1981</p>
</li>
</ul>
<p><em>African Litany</em></p>
<p>Pris au piège dans un moment de l’histoire<br />
Tu as changé le monde, tu faisais la pluie et le beau temps<br />
Riant, un soleil éclatant sur ton sourire<br />
Ton corps bronzé par des bains de soleil et tendu contre le vent<br />
Mais tu avais oublié que la roue continuait à tourner<br />
Et, un beau jour, l’aurore t’a abandonné<br />
Ce n’est pas faute d’avoir essayé de t’aimer<br />
Mais il faut vraiment que je parte<br />
Car le monde t’abandonne<br />
Le monde t’abandonne<br />
Le monde t’abandonne</p>
<p>Refrain<br />
Je chanterai une litanie d’Afrique pour toi<br />
Je la chanterai pour moi<br />
Je la chanterai pour toi<br />
Et j’espère que nous connaitrons la fin de ce temps-là.</p>
<p>Je pense que ce rêve va cesser<br />
Le passé n’est plus ton ami<br />
Chaque souvenir qui s’amoncelle<br />
Te lie dans une toile éternelle Car tu avais oublié que la roue continuait à tourner<br />
Et, un beau jour, l’aurore t’a abandonné<br />
Et maintenant te voilà piégé à jamais<br />
Jusqu’à ce que les tisons de ce jour rougeoyant se soient éteints<br />
Jusqu’à ce que les tisons de ce jour rougeoyant se soient éteints<br />
Jusqu’à ce que les tisons de ce jour rougeoyant se soient éteints</p>
<p>Litanie africaine!<br />
Litanie africaine!</p>
<p>Je chanterai une litanie d’Afrique pour toi<br />
Adieu, tendres adieux<br />
Une litanie d’Afrique pour moi<br />
J’espère que nous connaitrons la fin de ce temps-là.</p>
<p><u>                             </u></p>
<p><u>                             </u></p>
<p><u>                             </u></p>
<p><u>                             </u></p>
<p><em>African Sky Blue</em></p>
<p>Tes enfants attendent l’aurore<br />
Bleu du ciel d’Afrique<br />
Bientôt un jour nouveau va naître<br />
Bleu du ciel d’Afrique<br />
Bleu du ciel d’Afrique<br />
Béniras-tu ma vie?</p>
<p>Soleil d’Afrique<br />
Bientôt tu réchaufferas les yeux de tes enfants<br />
La rivière africaine dansera<br />
Et bondira dans ta lumière du matin<br />
Soleil africain<br />
Eau de la rivière africaine<br />
Béniras-tu ma vie?<br />
Béniras-tu ma vie?</p>
<p>Refrain</p>
<p>Comment savoir?<br />
Comment rêver?<br />
Comment espérer?</p>
<p>Qu’apportera l’avenir?<br />
Tu passes à travers moi<br />
Mais puis-je compter sur toi?<br />
Bleu du ciel d’Afrique&#8230;</p>
<p>Orage africain<br />
Tes soldats s’ébranlent dans les airs<br />
La pluie africaine va tomber<br />
Et me laver de mes larmes<br />
Pluie africaine qui tombe<br />
Pluie africaine qui tombe<br />
Béniras-tu ma vie?</p>
<p>Refrain</p>
<p>Aujourd’hui, le guerrier est un travailleur<br />
Et sa guerre est souterraine<br />
Avec de la cordite, dans le noir,<br />
Il trait les veines saignantes d’or<br />
Et quand la paroi rocheuse fumante soupire<br />
Chaque fois<br />
Il pense à toi<br />
Bleu du ciel d’Afrique<br />
Puis-je compter sur toi?</p>
<p><u>                             </u></p>
<p><u>                             </u></p>
<p><u>                             </u></p>
<p><u>                             </u></p>
<p><em>Heart of the Dancer</em></p>
<p>Bleu du ciel d’Afrique<br />
Je voudrais savoir ce qu’il y a dans le coeur du danseur<br />
Ses mouvements ont une magie mystérieuse<br />
Ils doivent avoir un message, une signification<br />
Ca me fait quelque chose<br />
Alors, que le tambour ne se taise pas<br />
Il faut que je comprenne<br />
Comment il danse notre futur et notre destiné<br />
Et comment nous appartenons à cette terre</p>
<p>Chorus<br />
Sizodlala ! nani’mabungu !<br />
Sizodlala ! nani’mabungu, helele !<br />
(repeat)<br />
Dlala wemadlalingo&#8230;<br />
Dlala wemadlalingoma (repeat)<br />
Dlala wemadlalingo-yo-yo-yo<br />
Dlala wemadlalingoma (repeat)</p>
<p>Quand tu n’étais encore qu’un enfant qui s’émerveille<br />
Le danseur t’as montré la gloire de son passé<br />
Il à tissé (ou dansé) pour toi la danse du tonnerre<br />
Qui a fait trembler les montagnes et les crevasses<br />
Il a dansé les enfants qui jouent dans les ruisseaux<br />
Il a dansé les victoires creuses<br />
Il a dansé les peuples puissants que l’histoire a embusqués</p>
<p>Chorus<br />
C’est la danse qui fait danser le danseur<br />
Mais c’est le danseur qui veut la danse<br />
C’est la guerre entre le pantin et le maître<br />
Entre celui qui tire les ficelles et son cœur<br />
As tu vu les tires dans la nuit ?<br />
As tu vu la scène de la chambre du ballet ?<br />
Où le danseur ours ne peut plus danser plus longtemps<br />
Et bientôt, c’est le pantin qui sera le maître de la danse<br />
Où bientôt, il sera le maître de la danse.</p>
<p>Wemagith’ingoma !<br />
Wemagith’ingoma !</p>
<p><u>                             </u></p>
<p><u>                             </u></p>
<p><u>                             </u></p>
<ul>
<li>
<p align="justify">Extrait de l&#8217;album  &laquo;&nbsp;Work for All&nbsp;&raquo; | 1983</p>
</li>
</ul>
<p><em>Work for All</em></p>
<p>Laisse allumés les feux de la maison<br />
Pendant que papa gagne la maigre pitance qu’il appelle son salaire</p>
<p>On doit se lever si tôt le matin<br />
Pour conserver son travail, qui plus est en trouver un<br />
Entends-les qui chantent dans les rues<br />
Entends le bruit de leurs pas.</p>
<p>Refrain</p>
<p>Du travail pour tous &#8211; nous avons besoin de travail pour exister<br />
Du travail pour tous &#8211; il y a une armée de chômeurs dans les rues<br />
Du travail pour tous &#8211; dans un salaire, une guerre larvée<br />
Du travail pour tous &#8211; il y a une armée de chômeurs à ma porte</p>
<p>Papa s’assoit, tout seul, dans la cuisine<br />
Trente ans qu‘il est mineur<br />
Il doit toujours se battre pour le droit au travail<br />
Que les temps soient bons ou mauvais</p>
<p>Entends-les qui chantent dans les rues<br />
Entends le bruit de leurs pas</p>
<p>Refrain</p>
<p>Du travail pour tous &#8211; nous avons besoin de travail pour exister<br />
Du travail pour tous &#8211; tant de bouches à nourrir à la maison<br />
Du travail pour tous &#8211; dans un salaire, une guerre larvée<br />
Du travail pour tous &#8211; oh, une armée de chômeurs à ma porte</p>
<p>Nous avons tous besoin de travail<br />
Nous voulons du travail pour tous<br />
Nous avons besoin de travail pour exister<br />
Donnez-nous du travail à tous<br />
Donnez du travail afin que nous existions.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>&#171;&#160;Papa, c&#8217;est quoi un homme haut sèkçuel&#160;&#187; &#124; album jeunesse par Anna Boulanger</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Nov 2007 09:59:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>caroline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de h'Artpon]]></category>
		<category><![CDATA[Webzine n°2]]></category>

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		<description><![CDATA[Jeux de mots et d'images s'unissent dans ce très bel album jeunesse pour parler de l'homosexualité... Poétique et drôle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><em>&laquo;&nbsp;Tous les week-ends, je vais chez mon papa.<br />
Mon papa est un monsieur joyeux, tout le monde dit qu&#8217;il est &laquo;&nbsp;Gai&nbsp;&raquo;.<br />
Il a un titre de chevalier et il pratique une étrange religion et il fait du cyclisme tous les dimanches; si bien qu&#8217;on lui a donné le nom de &laquo;&nbsp;Pédale&nbsp;&raquo;.<br />
Mon papa, c&#8217;est aussi un grand bricoleur et un fameux navigateur&#8230;..&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><a href="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/boulanger.jpg" title="Papa, c'est quoi un homme haut sèkçuel, de Anna Boulanger | Zoom éditions (2007)" rel="lightbox"></a></p>
<p><a href="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/boulanger.jpg" title="Papa, c'est quoi un homme haut sèkçuel, de Anna Boulanger | Zoom éditions (2007)" rel="lightbox"></a></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/boulanger.jpg" title="Papa, c'est quoi un homme haut sèkçuel, de Anna Boulanger | Zoom éditions (2007)" rel="lightbox"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/boulanger.jpg" alt="Livre d’Anna" /></a></p>
<p>Jolie entrée en matière pour un album jeunesse aussi inattendu que drolatique, qui vous transporte dans l&#8217;univers d&#8217;un petit garçon très curieux de comprendre les étranges appellations que l&#8217;on réserve à son papa. &laquo;&nbsp;Uranien&nbsp;&raquo; ? ; &laquo;&nbsp;Amateur de terre jaune ?&nbsp;&raquo; ; &laquo;&nbsp;Chevalier de la tasse&nbsp;&raquo; ? Qu&#8217;est-ce que tout cela peut bien vouloir dire, semble-t-il se demander, d&#8217;un bout à l&#8217;autre de réponses imagées des plus surprenantes !</p>
<p><a href="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/anna-livre-1.jpg" rel="lightbox"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/anna-livre-1.jpg" alt="Livre d’Anna 2" align="left" hspace="5" vspace="5" width="200" /></a>Sans vous révéler davantage les délices d&#8217;humour et de finesse dont regorge cette ouvrage, je vous inciterai néanmoins à découvrir par vous-même le talent de son auteur-illustratrice, Anna Boulanger.</p>
<p>Cette toute jeune femme s&#8217;est, de toute évidence, arrêtée quelque part, entre la maturité fantasque de l&#8217;artiste, et l&#8217;émerveillement curieux de l&#8217;enfance.</p>
<p>Très beau&#8230;</p>
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		<title>APARTHEID MUSEUM &#124; Johannesbourg</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 11:10:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>caroline</dc:creator>
				<category><![CDATA[A VOIR]]></category>
		<category><![CDATA[Webzine n°2]]></category>

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		<description><![CDATA[Ouvert en 2001 à Johannesbourg, le premier musée entièrement consacré à l'histoire de l'apartheid se veut un voyage dans le temps, éprouvant et didactique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/apartheid-museum.jpg" alt="APARTHEID MUSEUM | Johannesbourg" align="left" hspace="5" vspace="10" width="160" />L&#8217;année 2001 a été marquée par l&#8217;ouverture à Johannesbourg du premier musée entièrement consacré à l&#8217;histoire de l&#8217;apartheid.</p>
<p>Ce musée, au-delà de sa fonction mémorielle, est un véritable lieu d&#8217;immersion, pour ses visiteurs, dans un contexte de ségrégation, passé, et pourtant si présent entre ses murs. Cela n&#8217;a d&#8217;ailleurs rien d&#8217;un hasard ou d&#8217;une coïncidence, puisque tous les efforts des personnes impliquées dans sa création ont convergé dans ce sens.</p>
<p>Explications : John Kani, le Président du musée, évoque l&#8217;importance accordée au terrain choisi pour recevoir le musée, totalement refondu pour recréer le veld et l&#8217;habitat de la campagne indigène: &laquo;&nbsp;<em>La synergie entre l&#8217;élément naturel et le bâtiment, recouvert d&#8217;enduit, de briques rouges et d&#8217;acier rouillé retravaillé, crée une relation harmonieuse entre la structure et l&#8217;environnement</em>&laquo;&nbsp;. Son message est prolongé par celui du Directeur du musée, Christopher Till : &laquo;&nbsp;<em>le bâtiment lui-même est très évocateur, ce qui est absolument nécessaire pour transmettre le message fort que le musée propose. C&#8217;est le bâtiment le plus important construit depuis 20 ans.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p><a href="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/apartheid-museum-2.jpg" rel="lightbox[168]"></a></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/apartheid-museum-2.jpg" rel="lightbox[168]"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/apartheid-museum-2.jpg" alt="APARTHEID MUSEUM | Johannesbourg 2" width="350" /></a></p>
<p>Concernant le scénario proposé par les nombreux conservateurs appelés pour l&#8217;occasion, issus d&#8217;univers très variés, la stratégie est la même : tout est permis pour s&#8217;approcher au plus près de la réalité passée&#8230; Ainsi, réalisateurs de films, historiens, conservateurs de musées et designers, ont développé en commun la narration de l&#8217;exposition, à l&#8217;aide des moyens techniques et artistiques les plus modernes (photographies, vidéos, ambiances sonores, etc.).</p>
<p>Dès l&#8217;entrée du musée, l&#8217;ambiance est d&#8217;ailleurs posée. En guise de ticket, on vous attribue une sorte de carte plastifiée sur laquelle est indiquée votre identité raciale, &laquo;&nbsp;Non-Blanc&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Blanc&nbsp;&raquo;&#8230; Vous comprenez alors que vous vous êtes embarqués dans un drôle de voyage, au-travers des 22 zones d&#8217;exposition séparées, qui débute au prélude de l&#8217;apartheid en 1948, et s&#8217;achève aujourd&#8217;hui, près de 20 ans après la fin de la ségrégation.</p>
<p>Tout un programme&#8230;</p>
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		<title>Pierre Pinoncelli</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 10:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>caroline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[OEUVRES]]></category>
		<category><![CDATA[Performance]]></category>
		<category><![CDATA[Webzine n°2]]></category>
		<category><![CDATA[Zoom]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous l'auriez fait, vous, aller "pisser" dans l'urinoir de Duchamp ?! Voyage au pays d'un drôle d'illuminé...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/pierre-pinoncelli-urinoir.jpg" title="Pierre Pinoncelli dans sa maison de  Saint-Rémy-de-Provence | 2006" rel="lightbox"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/pierre-pinoncelli-urinoir.jpg" alt="Pierre Pinoncelli dans sa maison de  Saint-Rémy-de-Provence | 2006" align="left" hspace="5" vspace="10" width="250" /></a>Pierre Pinoncelli est fou !</p>
<p>Ce drôle de personnage, spécialiste du &laquo;&nbsp;happening&nbsp;&raquo; en tout genre, et &laquo;&nbsp;artiste comportemental&nbsp;&raquo;, n&#8217;a pas hésité en 2006, âgé de 77 ans, à uriner dans &laquo;&nbsp;l&#8217;urinoir&nbsp;&raquo; de Duchamp exposé au Centre Pompidou. Une récidive, puisque celui-ci avait déjà été condamné en 1998 pour avoir uriné, puis frappé au marteau, ce même &laquo;&nbsp;urinoir&nbsp;&raquo; exposé au Carré d&#8217;Art de Nice en 1993&#8230;</p>
<p>Né à Saint-Étienne en 1929, Pierre Pinoncelli s&#8217;est dans un premier temps consacré à la peinture. Derrière ses toiles gigantesques, représentant des sortes de silhouettes fantasmagoriques, apparaissait déjà un personnage décalé et un peu inquiétant&#8230;</p>
<p>A l&#8217;origine cadre commercial, il abandonne son activité professionnelle en 1967 pour se consacrer désormais à son &laquo;&nbsp;Art&nbsp;&raquo; : la construction d&#8217;une collection de happenings, spectaculaires et provocants.</p>
<p>C&#8217;est ainsi qu&#8217;est né l&#8217;épisode inoubliable et décalé de 1969, au cours duquel André Malraux fut totalement aspergé d&#8217;encre rouge à l&#8217;aide d&#8217;un pistolet à peinture, lors de l&#8217;inauguration du musée Chagall de Nice. Pierre Pinoncelli proposera cette même année l&#8217;action &laquo;&nbsp;anti pain&nbsp;&raquo; à Bordeaux (au cours de laquelle il brûle publiquement des baguette de pain en chantonnant &laquo;&nbsp;À bas le pain&nbsp;&raquo;).</p>
<p><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/pierre-pinoncelli-braquage.jpg" alt="Pierre Pinoncelli Braquage" align="right" hspace="5" vspace="10" width="200" />Il était probable de se dire que Pierre Pinoncelli aurait bien en réserve une brillante action pour faire connaitre son indignation face à la situation avérée d&#8217;apartheid en Afrique du Sud&#8230; ce sera &laquo;&nbsp;Hold-up contre l&#8217;Apartheid&nbsp;&raquo; (1975), happening au cours duquel, muni d&#8217;un fusil chargé à blanc, il &laquo;&nbsp;attaque&nbsp;&raquo; une Société Générale (banque) de Nice, et récolte un butin symbolique de 1 franc&#8230; Objectif : protester contre le jumelage Nice-Le Cap au cours de la ségrégation institutionnelle.</p>
<p>Autre action en date ? En juin 2002, il se tranche une phalange du petit doigt avec une hache en hommage à Ingrid Betancourt pour négocier avec les FARC&#8230;</p>
<p>Loin d&#8217;être fou, bien que certainement &laquo;&nbsp;illuminé&nbsp;&raquo;, Pierre Pinoncelli est plutôt une sorte de penseur moderne, un intellectuel convaincu qu&#8217;il faut faire le jeu de la mise en scène pour toucher encore aujourd&#8217;hui la conscience du grand public&#8230; Toutes ses initiatives, il les explique et les assume&#8230;</p>
<p>Une sorte de &laquo;&nbsp;fou pensant&nbsp;&raquo;, en somme !</p>
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		<title>Peter Goss</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 09:02:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>caroline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts du spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[OEUVRES]]></category>
		<category><![CDATA[Webzine n°2]]></category>

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		<description><![CDATA[Peter Goss est un chorégraphe sud-africain blanc. Aujourd'hui en France, il est le mentor des plus prometteurs talents de la danse contemporaine.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/peter_goss.JPG" alt="Peter Goss" align="left" hspace="5" vspace="10" width="240" />Peter Goss est un danseur, professeur et chorégraphe sud-africain blanc né à Johannesbourg le 30 janvier 1946.</p>
<p align="left">C&#8217;est pour quitter un contexte d&#8217;apartheid qui l&#8217;étouffe et le révolte que Peter Goss fait très tôt le choix de l&#8217;exil, à tout juste 17 ans. Il se rend alors à Londres pour étudier l&#8217;anthropologie et la danse, puis part achever sa formation artistique classique et contemporaine aux Etats-Unis. En 1969, c&#8217;est l&#8217;arrivée en France pour une installation durable ; il y créera sa propre compagnie et formera l&#8217;Ecole de Danse Peter Goss en 1981 à Paris, très réputée dans le domaine de la danse professionnelle.</p>
<p align="left">Il achève sa première proposition chorégraphique, &laquo;&nbsp;People&nbsp;&raquo;, en 1973, et la présente au grand public. C&#8217;est le début d&#8217;une grande carrière de laquelle sortiront 22 ballets, présentés dans le monde entier.</p>
<p>A chaque fois, le souvenir du passé et de l&#8217;exil sont au coeur de ses productions et de son enseignement : &laquo;&nbsp;restaurer l&#8217;unité d&#8217;un monde divisé&nbsp;&raquo;, voilà le sens profond qui traverse et imprègne le pas de ses danseurs.</p>
<ul>
<li>
<p align="justify">1973 : Création de la Compagnie avec son premier ballet, &laquo;&nbsp;People&nbsp;&raquo;.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1974 : &laquo;&nbsp;Sanctus&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1976 : &laquo;&nbsp;Entre l’air et l’eau&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1978 : &laquo;&nbsp;Sable mouvant&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1979 : &laquo;&nbsp;A transformation Mystery&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1980 : &laquo;&nbsp;Quatuor&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Side by Side&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1981 : &laquo;&nbsp;Marécage&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1982 : &laquo;&nbsp;Below and Above&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1983 : &laquo;&nbsp;L’aube portée par les Ailes du vent&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1984 : &laquo;&nbsp;Ties&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1985 : &laquo;&nbsp;Seajoy&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Gamos&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1986 : &laquo;&nbsp;Aller-retour&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Y&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Coccoon&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1987 : &laquo;&nbsp;Steellight&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1988 : &laquo;&nbsp;Le pouvoir du silence&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1989 : &laquo;&nbsp;Circumanbulatoire&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1990 : &laquo;&nbsp;Le poids des anges&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1991 : &laquo;&nbsp;Arbre de pluie&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">1992 : &laquo;&nbsp;The Other Side&nbsp;&raquo;</p>
</li>
</ul>
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		<title>Exposition &#171;&#160;Apartheid: the South African mirror&#160;&#187; &#124; CCCB</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Nov 2007 20:51:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>caroline</dc:creator>
				<category><![CDATA[A VOIR]]></category>
		<category><![CDATA[Webzine n°2]]></category>
		<category><![CDATA[Zoom]]></category>

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		<description><![CDATA[Jusqu'au 3 février prochain, le Centre de la Culture Contemporaine de Barcelone accueille l'exposition "Apartheid, the South African mirror".]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/expo-barcelone.jpg" title="Exposition “Apartheid : the South African mirror” | Centre de Cultura Contemporània de Barcelona" rel="lightbox[161]"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/expo-barcelone.jpg" alt="Exposition “Apartheid : the South African mirror” | Centre de Cultura Contemporània de Barcelona" align="left" hspace="10" vspace="10" width="200" /></a>Du 26 septembre 2007 au 3 février prochain, le Centre de la Culture Contemporaine de Barcelone (CCCB) accueille l&#8217;exposition &laquo;&nbsp;Apartheid, the South African mirror&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Cette exposition est intéressante à plus d&#8217;un titre, à commencer par son incroyable richesse en termes d&#8217;oeuvres en présence et d&#8217;artistes sud-africains représentés (Santu Mofokeng , David Goldblatt , Nontsikelelo &laquo;&nbsp;Lolo&nbsp;&raquo; Veleko , Zwelethu Mthethwa , Jane Alexander , William Kentridge , Berni Searle , Sue Williamson , Tracey Rose , Churchill Madikida&#8230;). Du 19ème siècle jusqu&#8217;à nos jours, elle explore l&#8217;influence de la création artistique sur les injustices et les pratiques mises en places, qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un soutien au pouvoir en place ou, au contraire, d&#8217;un engagement dans la lutte en faveur de la destitution de celui-ci. Une sorte de <em>h&#8217;Artpon</em> version expo !</p>
<p>Elle propose d&#8217;autre part une approche forte et originale. Partant du constat suivant : &laquo;&nbsp;<em>L&#8217;apartheid en Afrique du Sud peut-être vu, non seulement comme une manifestation extrême d&#8217;un racisme occidental très profondément ancré, mais aussi comme un précédent dramatique mais évident, métaphore et paradigme de certains des aspects inhérents fondamentaux de l&#8217;ordre mondial actuel.</em>&nbsp;&raquo; (Pep Subiros, conservateur de l&#8217;exposition), l&#8217;exposition se veut une illustration percutante de toutes les formes de racismes et de discriminations existantes, présentes et passées. L&#8217;Afrique du Sud, comme élément central de la réflexion, nourrit le propos, constituant l&#8217;exemple récent le plus flagrant de ségrégation raciale systématisée, et d&#8217;organisation sociale arbitraire fondée sur l&#8217;injustice et la hiérarchisation des &laquo;&nbsp;races&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&#8217;exposition souhaite transmettre un message clair : les deux dernières décennies ont été traversées par de nouvelles formes de racisme et de ségrégation raciale à grande échelle, à l&#8217;intérieur même des sociétés démocratiques et, plus particulièrement, au sein de la relation établie entre les nations riches et les nations pauvres.</p>
<p>Une nouvelle action à l&#8217;initiative du monde artistique, discrète mais signifiante, en faveur de la défense de l&#8217;humanité et des valeurs universelles&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>h&#8217;Artpon pris sous le joug de l&#8217;Apartheid</title>
		<link>http://www.hartpon.info/ht/?p=59</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Nov 2007 16:59:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>caroline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Webzine n°2]]></category>

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		<description><![CDATA[Apartheid&#8230;
 Ce mot raisonne à nos esprits avec un certain sens commun. Séparation, Ségrégation, Dénigrement du peuple noir&#8230; Oui, c&#8217;est aussi cela que j&#8217;ai pensé lorsque j&#8217;ai entamé cette recherche sur les liens unissant l&#8217;Art et l&#8217;Histoire en Afrique du Sud. J&#8217;ai également pensé à ces images américaines d&#8217;hommes et de femmes noirs, assis sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Apartheid</em></strong>&#8230;</p>
<p align="justify"> <img src="http://dipitadidia.unblog.fr/files/2007/02/madibaetunenfant.jpg" title="Nelson Mandela et un enfant" align="right" hspace="10" vspace="10" width="220" />Ce mot raisonne à nos esprits avec un certain sens commun. Séparation, Ségrégation, Dénigrement du peuple noir&#8230; Oui, c&#8217;est aussi cela que j&#8217;ai pensé lorsque j&#8217;ai entamé cette recherche sur les liens unissant l&#8217;Art et l&#8217;Histoire en Afrique du Sud. J&#8217;ai également pensé à ces images américaines d&#8217;hommes et de femmes noirs, assis sur des bancs opposés ou sur une banquette réservée d&#8217;un bus d&#8217;Alabama&#8230; J&#8217;ai vu venir à mon esprit les noms de Rosa Parks, de Martin Luther King et de Nelson Mandela&#8230; &laquo;&nbsp;<em>Nelson Mandela, voilà l&#8217;un des grands hommes de la cause sud-africaine</em>&laquo;&nbsp;. Et là, j&#8217;ai perçu ma confusion, mon ignorance aussi, car l&#8217;apartheid d&#8217;Afrique du Sud n&#8217;est pas en tout point similaire à son voisin américain.</p>
<p>C&#8217;est pour cette raison même que j&#8217;ai décidé de vous parler de cette pointe sud-africaine, de cette contrée lointaine et presque inaccessible tant son histoire nous échappe et nous parait si peu probable, de là où nous sommes pour l&#8217;observer.</p>
<p>1994. Voilà la date que la Communauté d&#8217;Afrique du Sud aura du attendre si patiemment pour bénéficier de ses premières élections multi-raciales, et élire le premier président noir de son histoire en la personne de Nelson Mandela. Un grand homme, oui, nous l&#8217;avons déjà dit et il n&#8217;y a pas de doute&#8230; Mais surtout un grand peuple, posté juste derrière lui pour le porter si haut, et à qui je souhaite dédier ce h&#8217;Artpon n°2.</p>
<p>Entre Art&amp;Apartheid, nous voilà arrimés pour un voyage surprenant dans les racines du mal, et le cœur de ces frères, encore souvent bien mal compris.</p>
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		<title>En bref, histoire de l&#8217;apartheid en Afrique du Sud</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Nov 2007 16:58:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>caroline</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Webzine n°2]]></category>

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		<description><![CDATA[Donner une détermination à l&#8217;apartheid n&#8217;est pas chose si aisée : si les définitions communes s&#8217;accordent pour parler d&#8217;un &#171;&#160;régime de discrimination et d&#8217;exclusion d&#8217;une partie de la population fondé sur son origine religieuse ou ethnique&#171;&#160;, la réalité qui s&#8217;applique est bien plus obscure, et bien plus dramatique, que ces seuls mots ne le laissent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Donner une détermination à l&#8217;apartheid n&#8217;est pas chose si aisée : si les définitions communes s&#8217;accordent pour parler d&#8217;un &laquo;&nbsp;<em>régime de discrimination et d&#8217;exclusion d&#8217;une partie de la population fondé sur son origine religieuse ou ethnique</em>&laquo;&nbsp;, la réalité qui s&#8217;applique est bien plus obscure, et bien plus dramatique, que ces seuls mots ne le laissent supposer.</p>
<p align="justify">Dans un régime d&#8217;apartheid, les populations n&#8217;ont pas les mêmes droits, et peuvent être séparées les unes des autres. Certains lieux ou emplois peuvent être réservés à une partie seulement de la population ; et tout est ainsi, dans la vie économique et sociale quotidienne, régi et règlementé par des textes.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/edito-2-apartheid-image-3.jpg" width="400" /></p>
<p align="justify">En Afrique du Sud, l&#8217;apartheid à proprement parlé s&#8217;est exercé jusqu&#8217;en 1991, et fut mis en place législativement par le Parti National en 1948. A partir de cette date, la pratique empirique de ségrégation raciale, ayant cours dans tout le pays depuis les premières années de colonisation, devint une politique institutionnelle :</p>
<ul>
<li>
<p align="justify">la division politique, économique et géographique du territoire sud-africain ;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">la division de la population sud-africaine en quatre groupes distincts (Blancs, Métis, Bantous, Indiens), la primauté étant accordée à la communauté blanche.</p>
</li>
</ul>
<p align="justify"><span id="more-58"></span></p>
<p><strong><br />
I. L&#8217;apartheid sud-africain : fruit d&#8217;une incroyable diversité ethnique et culturelle.</strong></p>
<p align="justify">L&#8217;apartheid en Afrique du Sud est le fait d&#8217;un très long processus de construction du nationalisme spécifique &laquo;&nbsp;afrikaner&nbsp;&raquo;. Les afrikaners, ou <em>boers</em>, sont les descendants des premiers colons installés dans le pays, au 17ème siècle. Profondément calviniste, cette communauté fut fortement marquée par la &laquo;&nbsp;doctrine de la prédestination&nbsp;&raquo;, croyant en sa propre destinée de &laquo;&nbsp;peuple élu&nbsp;&raquo; pour diriger les terres sur lesquelles ses ancêtres s&#8217;étaient installés. Elle développa également sa propre langue, l&#8217;afrikaans.</p>
<p align="justify">Par un passé complexe, l&#8217;Afrique australe fut de tout temps une plate-forme pluri-ethnique et multi-culturelle :</p>
<p align="justify">La colonisation néerlandaise du 17ème siècle fut à l&#8217;origine d&#8217;un peuplement blanc vivant sur la côte, issu des Pays-Bas, mais venu aussi de France, d&#8217;Allemagne et de Scandinavie. L&#8217;importation d&#8217;esclaves de Madagascar et d&#8217;Indonésie donna lieu à un métissage de toutes ces populations, dont on qualifia les descendants de &laquo;&nbsp;Coloured&nbsp;&raquo;, en oppositions aux Blancs.</p>
<p align="justify">Une seconde colonisation  au 18ème siècle, britannique cette-fois, entraina un revirement net des rapports de forces en cours, à l&#8217;avantage des anglais sur les afrikaners. Le Cap passa sous le contrôle britannique et l&#8217;anglais devint la langue officielle en 1822, au grand dam des afrikaners. L&#8217;abolition de l&#8217;esclavage (1833) entraina bientôt le début du &laquo;&nbsp;Grand Trek&nbsp;&raquo;, à savoir l&#8217;émigration de milliers d&#8217;afrikaners des côtes vers l&#8217;intérieur des terres.</p>
<p align="justify">La seconde moitié du 19ème siècle fut le temps de la découverte de l&#8217;or et des diamants sud-africains. Ce phénomène engendra une hausse importante de l&#8217;immigration européenne et africaine en direction d&#8217;Afrique du Sud, et l&#8217;arrivée massive d&#8217;ouvriers indiens et chinois, incités à venir travailler dans les mines et pour l&#8217;agriculture. Nouveau métissage culturel : les deux-tiers de ces indiens ne repartirent jamais à la fin de leur contrat de travail.</p>
<p align="justify">Ce qu&#8217;il faut donc comprendre, dans un premier temps, pour saisir les fondements de l&#8217;apartheid en Afrique du Sud, c&#8217;est cette incroyable diversité culturelle issue de l&#8217;histoire que connait le pays. Mêlée à la construction historique d&#8217;un nationalisme afrikaner sans concession, elle sera la source des évolutions politiques à venir.</p>
<p><!--more--></p>
<p align="justify"><strong><br />
II. L&#8217;apartheid sud-africain : fruit d&#8217;un incontrôlable nationalisme afrikaner.</strong></p>
<p align="justify">Les afrikaners, nous l&#8217;avons dit, sont les descendants des premiers colons arrivés en Afrique du Sud. A ce titre, et du fait de leur croyance dans la doctrine calviniste, ils considèrent être le seul peuple destiné à exercer le contrôle sur les terres sud-africaines. Malgré cela, les colons britanniques les chassèrent du pouvoir dès leur venue au 18ème siècle, et leur imposèrent l&#8217;anglais comme langue officielle au détriment de leur propre langue, l&#8217;Afrikaans.</p>
<p align="justify">Certains historiens font appel, pour expliquer la montée nationaliste afrikaner, à une explication théologique. Il semblerait que les afrikaners se soient assimilés aux Juifs oppressés de l&#8217;Ancien Testament depuis le Grand Trek. Ce déplacement de population les aurait davantage encore fédérés dans l&#8217;idée de former un peuple élu, prêt à exercer le contrôle sur leurs terres. Cette idée de &laquo;&nbsp;Nation&nbsp;&raquo; fut confortée dès le 19ème siècle par l&#8217;historien George McCall Theal, et le nationalisme afrikaner fut alors assimilé à la résistance du peuple face à l&#8217;oppression et à la domination britannique. Les années 1840-50 marquent d&#8217;ailleurs la fondation de petites républiques boers, dont certaines se sont unifiées (république sud-africaine du Transvaal et Etat Libre d&#8217;Orange).</p>
<p align="justify">Par la suite, un éveil national afrikaner fut entrepris par la communauté elle-même, par le biais de la langue et de l&#8217;apprentissage de l&#8217;histoire nationale dans les livres.</p>
<p align="justify">Mais c&#8217;est à la fin du 19ème siècle qu&#8217;eut lieu l&#8217;évènement qui marqua définitivement l&#8217;entrée en guerre des boers contre les britanniques. Entre 1899 et 1902 eut lieu en effet la &laquo;&nbsp;Guerre des boers&nbsp;&raquo;, qui, après le Grand Trek, acheva de cristalliser le sentiment national afrikaner (guerre terrible, marquée par l&#8217;existence de camps de concentration ; plus de 26 000 boers civils périrent, laissant une grande rancœur du peuple afrikaner contre les britanniques).</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/apartheid-image-4.gif" alt="Afrique du Sud" /></p>
<p align="justify"> La ponction démographique due à la guerre, l&#8217;afflux d&#8217;africains et d&#8217;asiatiques, l&#8217;imposition de l&#8217;anglais, puis l&#8217;interdiction de l&#8217;apprentissage de l&#8217;afrikaans ; tous ces éléments conduisirent les afrikaners à réagir pour préserver leur &laquo;&nbsp;destinée&nbsp;&raquo;. Cette réaction prit la forme d&#8217;une création d&#8217;écoles boers privées, dans lesquelles était assurer la transmission des bases nationales, à savoir la langue, le calvinisme et la vision de la prédestination.</p>
<p align="justify">Suite à la Première Guerre mondiale, les afrikaners entrèrent clairement en concurrence avec les ouvriers noirs sur le marché du travail. Pour défendre encore et toujours les intérêts de leur communauté, leurs leaders se lancèrent le défi de donner aux afrikaners le même niveau de vie et de statut social que la petite bourgeoisie anglophone. Les rêves d&#8217;indépendance et d&#8217;autosuffisance des boers ressuscitèrent donc, autour du concept de « l&#8217;Afrikanerdom » de Paul Kruger (soit l&#8217;idée d&#8217;en enclos géographique intégralement afrikaner).</p>
<p align="justify">Les années suivantes furent marquées par un activisme grandissant et par l&#8217;émergence d&#8217;une hiérarchisation de plus en plus définie de l&#8217;identité afrikaaner, placée au-dessus de toutes les autres communautés d&#8217;Afrique du Sud. De grandes grèves insurrectionnelles eurent lieu en 1922, organisées par des ouvriers afrikaaners, manifestant contre le recours accru à la main d&#8217;œuvre noire meilleure marché. Le Premier ministre Jan Smuts mena une sanglante répression qui engendra à nouveau de nombreux morts, et conduisit  à l&#8217;emprisonnement de plus de 5 000 mineurs afrikaners.</p>
<p align="justify">L&#8217;échec de ce mouvement mena à une mobilisation insolite derrière les nationalistes du Parti national, et à la victoire de celui-ci aux élections générales de 1924. Le nouveau gouvernement nationaliste de Hertzog commença à agir dès 1925 : l&#8217;afrikaans devint la seconde langue officielle, aux côtés de l&#8217;anglais, et un drapeau et un hymne national virent le jour suite à un consensus entre anglais et boers.</p>
<p align="justify"><a href="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/edito-2-apartheid-image-5.jpg" rel="lightbox[58]"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/edito-2-apartheid-image-5.jpg" alt="For use by white persons" rel="lightbox" align="left" hspace="10" vspace="10" width="160" /></a>Dès lors, l&#8217;Eglise réformée hollandaise diffusa et généralisa, dans le cadre d&#8217;une éducation nationale chrétienne, l&#8217;idée de la prédestination des afrikaners, et élabora des justifications théologiques à la ségrégation ; l&#8217;apartheid légal devint une idée sous-jacente. En 1938, le Centenaire de la bataille de Blood River (qui eut lieu pendant le Grand Trek) fut instrumentalisé par le pouvoir afrikaner : une reconstitution du Grand Trek, entre Le Cap et Pretoria, fut intégralement mise en scène, rencontrant un immense succès populaire. Une grande partie des afrikaners se joignirent en effet à la marche, conduisant à l&#8217;émergence d&#8217;une vague de patriotisme dans le pays. Le Parti afrikaner se rapprochait de plus en plus d&#8217;une élection potentielle lors d&#8217;élections nationales&#8230;</p>
<p align="justify">Cette victoire eut lieu aux élections de 1948 : victoire du Parti national de Daniel François Malan, allié au Parti afrikaner de Nicolaas Havenga.</p>
<p align="justify">&laquo;&nbsp;<em>Le danger de domination anglophone est définitivement écarté et l&#8217;unité du peuple afrikaans réalisé. Cependant, la cohésion ethnique de celui-ci reste menacé par le &laquo;&nbsp;Swaartgevaar&nbsp;&raquo; (le péril noir). Le thème récurrent des nationalistes n&#8217;est dès lors plus la défense de l&#8217;identité Afrikaans face aux anglophones mais celui du peuple blanc d&#8217;Afrique du Sud (anglophones, afrikaners, lusophones) menacé par les masses africaines. L&#8217;apartheid est désormais représenté comme un arsenal juridique destiné à préserver la survie du peuple boer mais aussi comme un instrument de justice et d&#8217;égalité qui doit permettre à chacun des peuples qui constitue la société sud-africaine d&#8217;accomplir son destin et de s&#8217;épanouir en tant que nation distincte.</em>&nbsp;&raquo; (extrait de l&#8217;article de Wikipédia : &laquo;&nbsp;Apartheid&nbsp;&raquo;)</p>
<p align="justify"><!--more--><strong>III. L&#8217;apartheid : 1948-1991.</strong></p>
<p align="justify">Comme nous l&#8217;avons déjà évoqué de manière succincte, le phénomène d&#8217;apartheid traverse l&#8217;histoire de l&#8217;Afrique du Sud et s&#8217;est exercé, de manière informelle, bien avant l&#8217;élection du Parti national en 1948. Néanmoins, l&#8217;arsenal des mesures juridiques (conceptualisé par la commission Sauer, mis en place par le Docteur Hendrik Verwoerd et contrôlé par le Premier Ministe Daniel François Malan), mis en place à partir de cette date, dépasse par bien des aspects la réalité de ce qu&#8217;avait pu être l&#8217;apartheid informel. &laquo;&nbsp;<em>L&#8217;apartheid bloque le système, fige les rapports entre races, et exclut toutes évolutions simples et pacifiques</em>&nbsp;&raquo; (Wikipédia).</p>
<p><u>Doctrine </u>:</p>
<ul>
<li>
<p align="justify">Assurer institutionnellement le &laquo;&nbsp;développement séparé&nbsp;&raquo; des communautés sans que l&#8217;une exploite l&#8217;autre ;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Catégoriser de façon systématique les individus sur la base de leur appartenance à un groupe racial ou ethnique : Blanc, Zoulou, Bantou, Indiens, Métis ;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Réglementer tous les aspects de la vie quotidienne : mariage, habitat, enseignement, déplacements des personnes, emploi&#8230; ;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Créer des Etats ethniques, les &laquo;&nbsp;Bantoustans&nbsp;&raquo;, sur les terres ancestrales (13% du territoire) et donner ainsi l&#8217;apparence d&#8217;une indépendance pour les africains indigènes ;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Garantir aux seuls Blancs un régime démocratique (puis aux Indiens et aux Métis dans une moindre mesure dès 1984).</p>
</li>
</ul>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/edito-2-apartheid-image-6.jpg" alt="edito-2-apartheid-image-6.jpg" hspace="10" vspace="10" width="300" /></p>
<p><u>Les principales lois d&#8217;apartheid :</u></p>
<ul>
<li>
<p align="justify">Loi sur l&#8217;interdiction des mariages mixtes (1949)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Loi d&#8217;immoralité, pénalisant les relations sexuelles entre Blancs et non Blancs (1950)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Loi de classification de la population, distinguant les individus selon leur race (1950)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Loi de suppression du communisme, permettant d&#8217;interdire tout parti politique catalogué comme communiste par le gouvernement (1950)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Loi d&#8217;habitation séparée, répartissant les zones urbaines d&#8217;habitation (le fameux &laquo;&nbsp;<em>Groupe Areas Act</em>&nbsp;&raquo; de 1952)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Loi sur les laissez-passez pour les plus de 16 ans (1952)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Loi sur les commodités publiques distinctes (les toilettes, les fontaines et tous les aménagements publics) (1953)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Loi d&#8217;éducation bantoue, concernant le programme scolaire des Noirs (1953)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Retrait du droit de grève et de résistance passive aux travailleurs noirs (1953)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Loi de relocalisation des indigènes, permettant de déplacer les populations noires vivant en zones déclarées blanches (&laquo;&nbsp;<em>Native Resettlement Act</em>&nbsp;&raquo; 1954)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Loi sur le travail et les mines, formalisant la discrimination raciale dans le monde du travail (1956)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Loi sur la promotion de gouvernements noirs autonomes, créant les bantoustans sous administration des non Blancs (1958)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Loi de citoyenneté des Noirs des homelands, retirant la citoyenneté sud-africaine aux Noirs issus de communautés ethniques relevant de Bantoustans déjà créés (1974)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Décret sur l&#8217;Afrikaans, obligeant toutes les écoles, même noires, à dispenser en afrikaans tous les enseignements de maths, de sciences sociales, d&#8217;histoire et de géographie du niveau secondaire (1974)</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Loi sur l&#8217;interdiction aux Noirs de l&#8217;accès à la formation professionnelle (1976)</p>
</li>
</ul>
<p align="justify">Face à cette ségrégation généralisée, injustice légalisée, les réactions ne se firent pas attendre. Deux évènements dramatiques, deux &laquo;&nbsp;massacres&nbsp;&raquo;, furent à l&#8217;origine des premières brèches réelles dans le système d&#8217;apartheid en Afrique du Sud&#8230;</p>
<p><!--more-->Le &laquo;&nbsp;massacre de Sharpeville&nbsp;&raquo; s&#8217;est déroulé en mars 1960 à Sharpeville, un township de la ville de Vereeniging dans le Transvaal. Il s&#8217;agit d&#8217;une répression policière arbitraire à l&#8217;encontre de militants noirs manifestant contre le port du <em>pass</em>, le passeport intérieur obligatoire pour les Noirs. Cet évènement fut à l&#8217;origine de la mort de 79 personnes sur 178 blessés, et l&#8217;on décompte parmi elles un nombre très important de blessés par balles, tirées dans le dos&#8230; Première onde de choc, nationale et internationale, qui sera à l&#8217;origine d&#8217;une attention nouvelle accordée par l&#8217;Etranger sur la situation encore mal connue d&#8217;Afrique du Sud.</p>
<p align="justify"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/edito-2-apartheid-image-7.jpg" alt="edito-2-apartheid-image-7.jpg" align="right" hspace="10" vspace="10" width="230" />Les &laquo;&nbsp;émeutes de Soweto&nbsp;&raquo;, second évènement, eurent pour point de départ la révolte d&#8217;adolescents noirs venus manifester pacifiquement contre l&#8217;imposition de l&#8217;enseignement en langue afrikaans. Ce jour de juin 1976, la police reçut la consigne du ministre de l&#8217;Intérieur, Jimmy Kruger, de &laquo;&nbsp;<em>rétablir l&#8217;ordre à tout prix et d&#8217;user de tous les moyens à cet effet</em>&laquo;&nbsp;. Il en résulta une succession de tirs de la police sur une foule désarmée, faisant officiellement 23 morts et 220 blessés. Certaines estimations poussent jusqu&#8217;à plus de 500 le nombre des blessés&#8230;</p>
<p align="justify">La répression policière devint, après ces massacres, de plus en plus sévère contre les mouvements de contestation issus de la Communauté noire ; les Nations Unis commencèrent à poser les premiers pas du boycott qui frappera l&#8217;Afrique du Sud tout au long des années 1980.</p>
<p align="justify">C&#8217;est néanmoins à ce moment précis, où les choses semblaient empirer de jour en jour ,que, sans doute, le délitement de l&#8217;apartheid posa ses premières bases&#8230; La décennie 1980 fut marquée par des condamnations internationales qui ébranlèrent le pouvoir blanc afrikaner.</p>
<p align="justify">Par définition, l&#8217;apartheid est un système qui génère des frustrations chez tous les groupes désavantagés qu&#8217;il désigne. De plus en plus conscients de l&#8217;injustice dont ils étaient victimes, ces groupes s&#8217;organisèrent (au sein de l&#8217;ANC, du &laquo;&nbsp;Mouvement de la Conscience Noire&nbsp;&raquo;&#8230;), et parvinrent progressivement à élargir leurs soutiens. L&#8217;African National Congress, ou ANC, devint alors une organisation de défense du peuple noir à portée militaire, en se spécialisant dans des camps d&#8217;entrainement en Angola, en Tanzanie et en Zombie. Dès 1979, elle commença à mener des actes contestataires, au sein même de l&#8217;Afrique du Sud (sabotages et attentats, à portée plus ou moins symbolique, mais parfois très graves).</p>
<p align="justify">Le gouvernement apartheidien de Botha n&#8217;eut alors plus le choix, face à l&#8217;agitation interne et à la pression occidentale croissante. Il assouplit l&#8217;apartheid en retirant certaines lois discriminatoires, tout en continuant à affermir la répression policière.</p>
<p align="justify">Finalement, aux élection de 1989, l&#8217;heure de la libération arriva : l&#8217;accession au pouvoir de Frederik de Klerk fut à l&#8217;origine d&#8217;une nouvelle donne politique. Celui-ci accepta en effet de réformer le système et d&#8217;ouvrir la question de la propriété foncière. Les partis politiques dissous furent de nouveau autorisés, et des négociations officielles commencèrent entre le gouvernement et l&#8217;ANC. Au final, la majorité des lois d&#8217;apartheid furent définitivement abolies entre 1989 et juin 1991.</p>
<p align="justify">Du côté des afrikaners conservateurs, les utopies communautaristes furent rapidement abandonnées en faveur de la seule solution viable, l&#8217;acceptation. Suivant l&#8217;adage &laquo;&nbsp;s&#8217;adapter ou mourir&nbsp;&raquo;, les derniers bastions nationalistes optèrent alors pour l&#8217;ouverture politique envers la majorité noire du pays.</p>
<p align="justify">Finalement, après quatre années de négociations constitutionnelles, les premières élections multi-raciales se déroulèrent en avril 1994, débouchant sur l&#8217;élection de Nelson Mandela, premier président noir de la République d&#8217;Afrique du Sud. Le choix d&#8217;un grand homme, par un grand peuple, pour une grande cause.</p>
<p align="left"><img src="http://www.hartpon.info/ht/wp-content/uploads/2007/11/edito-2-apartheid-image-8.thumbnail.jpg" alt="edito-2-apartheid-image-8.jpg" align="left" hspace="15" vspace="15" />Ainsi s&#8217;achève l&#8217;histoire de l&#8217;apartheid en Afrique du Sud, après plus de quarante années de racisme institutionnalisé.</p>
<p align="left"><strong>Ainsi débute h&#8217;Artpon n°2, pour une traversée profondément humaine entre Art &amp; Histoire&#8230;</strong></p>
]]></content:encoded>
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